Le coin du généalogiste

 

 

 

La petite histoire du dictionnaire des Dionne

 

 
 

Dans les prochains bulletins, j'essaierai de vous informer comment j'en suis venu à choisir la généalogie comme passe-temps et à consacrer plus de 15 ans de ma vie à la rédaction de ce volume. J'ai commencé le dictionnaire seul en 1995; nous sommes maintenant une équipe bien rodée de trois Dionne. Je vous expliquerai comment nous avons procédé pour nous partager le travail et les sources que nous avons consultées pour trouver nos cousins. Enfin, je vous informerai du rêve que je caresse pour l'avenir de cet ouvrage.

Le souhait de mon père

Henri, mon père, prit sa retraite en 1970 après deux infarctus du myocarde. Entre 1964 et 1970, il fit avec sa famille deux voyages à Kamouraska dans le but avoué de retrouver trace des Dionne de sa famille qu'il avait connus ou de ceux dont il avait entendu parler dans sa jeunesse. Né en septembre 1905, il a à peine connu son grand-père, Sylvio Dionne, décédé en mai 1909. Ce dernier était père de quatre enfants: deux, Henri et Damase, nés de sa première épouse, Amanda Pelletier, et deux, Edmond et Laurette, nés de sa deuxième épouse Marie Demers. Les trois premiers sont nés à Kamouraska, mais Laurette est née à Loretteville; ce fait nous indique que la famille a déménagé de Kamouraska à Loretteville en 1901.

Mon père ignorant tout de la généalogie n'a, lors de ses voyages à Kamouraska, malheureusement pas trouvé trace de ceux qu'il voulait rencontrer à l'exception d'une grand-tante, Éléonore Leclerc épouse d'Alfred Dionne, décédée et inhumée en juin 1967 à Kamouraska.

Après le décès de mon père, j'ai retrouvé, dans le sous-sol où il rangeait ses vieux souvenirs, le livre Kamouraska d'Alexandre Paradis qu'il avait lu, relu et annoté, soulignant quelques Dionne de sa parenté. Ce livre démontre que, dans les dernières années de sa vie, il cherchait les Dionne de Kamouraska pour retracer sa lignée généalogique. Il mourut seul dans sa maison le soir du 26 juillet 1976, au plus fort des Jeux olympiques de Montréal, sans avoir appris ce qu'il aurait tant voulu savoir.

Étant l'aîné et le seul garçon, je fus quatre fois nommé exécuteur testamentaire et conservateur des archives et souvenirs de famille. N'étant pas doué d'une grande mémoire, j'ai dû compenser cette faiblesse par le classement ordonné de dossiers toute ma vie. Pendant près de 20 ans, après la vente de la propriété de mes parents, j'ai conservé quelques objets souvenirs, mais surtout des photos de famille. Sur plusieurs de ces dernières, j'étais incapable d'identifier les personnes. Encore sur le marché du travail, mes loisirs et mes activités ne m'ont jamais permis d'identifier tout ce monde.

Des projets urgents

Ma retraite, attendue depuis longtemps, arriva enfin le premier janvier 1994. Quoiqu'ayant toujours aimé mon travail, ce jour fut pour moi une libération. Je pouvais enfin réaliser de multiples tâches que j'avais toujours remises à plus tard.

Durant l'hiver, je mis de l'ordre dans mes dossiers qui occupaient huit tiroirs de filières puis, à l'été, je construisis une remise à jardin à l'arrière de ma maison. À l'hiver 1995-1996, je construisis une chambre à fournaise dans mon sous-sol et mis de l'ordre dans ce dernier. Les travaux pressants enfin réalisés, j'ai acheté mon premier ordinateur et en fis l'apprentissage. Quelques semaines plus tard, je fis l'acquisition de mon premier logiciel de généalogie dans le but d'identifier les personnes de l'album de photos de famille.

Mes débuts en généalogie

Le Québec ayant été à ses débuts une colonie française, notre code civil était celui de Napoléon Bonaparte. Dans ce code, les membres du clergé des différentes églises ont toujours été responsables de l'enregistrement des actes de baptêmes, mariages, et sépultures. Les prêtres inscrivaient ces actes, en ordre chronologique, dans de grands livres appelés registres. Cette façon de faire dura des débuts de la colonie jusqu'au 1er janvier 1994 alors qu'entrait en vigueur le nouveau Code civil révisé. Ce dernier, en créant le poste de registraire de l'état civil, enlevait cette responsabilité aux religieux et interdisait du même coup l'accès public à ces actes.

Les actes en ordre chronologique des registres religieux ne sont pratiquement d'aucune utilité si on ignore le lieu et la date exacte de l'acte. Pour faire une recherche fructueuse dans un registre, vous devez connaître la paroisse, délimiter la période la plus restreinte possible pour l'acte recherché et enfin, connaître le nom de famille.

Faire une recherche de cette façon est presque impossible dans la grande majorité des cas, car les familles se sont déplacées au gré de leurs besoins et très souvent sur de grandes distances. Les registres étant conservés dans chaque paroisse, le chercheur doit aussi se déplacer.

En généalogie, les bénévoles jouent un rôle de premier plan. Ces derniers donnent toute leur utilité au registre en les transformant en répertoires où les actes sont classés par catégories, c'est-à-dire que l'on groupe séparément les baptêmes, les mariages et les sépultures et dans chacun des groupes, on classe les personnes inscrites par ordre alphabétique de  leur nom de famille puis de leurs prénoms.

Une fois le répertoire fait, vous avez de grandes chances que ce répertoire se trouve dans une bibliothèque ou à la société de généalogie la plus près de chez vous, ce qui facilite beaucoup les recherches pour la majorité de la population.

Ma découverte des bibliothèques de généalogie

Un de mes amis, ayant terminé sa recherche généalogique, m'informa sur la façon de faire les miennes qui, comme lui, se limitaient à remonter ma lignée généalogique. Il me prêta sa carte de membre de la Société de Généalogie Canadienne-Française  (SGCF) dans l'espoir qu'une visite guidée par les bénévoles présents suffirait à m'initier aux recherches. À ma première visite, j'eus la chance de mettre la main sur le premier dictionnaire des Dionne d'Amérique compilé par feu Rodrigue Dionne, époux de Monique Bourget. Après avoir pris connaissance de son système de classement, dix minutes me suffirent pour remonter neuf générations. J'étais enchanté de découvrir qu'un tel travail avait résolu mon problème en quelques minutes. J'eus donc le temps de regarder quelques répertoires et de vérifier si j'allais y découvrir quelques Dionne.

Quelle ne fut pas ma surprise d'en trouver beaucoup et je pris plaisir à vérifier si ces derniers se trouvaient dans le dictionnaire que je venais de consulter et que je nommerai à l'avenir le dictionnaire de Rodrigue. Beaucoup ne s'y trouvaient pas et l'idée de le compléter a germé dans mon esprit. À ce moment-là, ignorant totalement la proportion des Dionne se trouvant dans le dictionnaire de Rodrigue, j'ai cru que quelques mois suffiraient à mener ma tâche à bien. J'étais bien naïf.

Le local de recherche de la SGCF, à ce moment beaucoup trop petit, avait cinq rangées de tables de seize pieds de longueur entre lesquelles il était presque impossible de circuler lorsque des personnes y étaient assises. Les répertoires étaient situés sur quatre rangées de cinq étagères de métal ayant quatre pieds de largeur disposés dos à dos sur 20 pieds de long. Elles avaient cinq niveaux de tablettes et étaient situées à une extrémité de la salle. J'estimais par un décompte rapide à environ 3000 le nombre de répertoires et comme je croyais impossible de les regarder tous, je décidai de commencer par les grandes villes. La première fut Montréal, c'était tout naturel puisque j'y suis né.

Le dictionnaire de Rodrigue contenait  277 pages et dans mon idée, il était hors de question que je reprenne cet immense travail. Je pris donc note de l'éditeur et fis des démarches pour m'en procurer une copie. Ce fut peine perdue. Après quelques appels téléphoniques, j'appris qu'un nombre extrêmement limité avait été imprimé, que toutes les copies avaient été vendues, et l'éditeur avait disparu.

Une semaine plus tard, je fis une deuxième visite à la SGCF de façon illégale, c'est-à-dire avec la carte de membre empruntée. J'ai presque monopolisé la photocopieuse pendant trois heures pour photocopier les 277 pages du dictionnaire de Rodrigue. Mon projet de retraite prenait vie.

Je dois préciser ici qu'une photocopie est une image et que cette image, même balayée, demeure une image pour un ordinateur qui ne reconnaît pas les symboles utilisés, c'est-à-dire l'écriture. Si je devais commencer mon travail sur cette base, je devais donc trouver le moyen de numériser ces pages et inscrire le tout dans un traitement de texte. La tâche, qui au début me semblait un petit projet, commençait à se compliquer.

Je fis donc l'achat d'un premier ordinateur, d'un scanneur et d'un logiciel appelé ROC pour 'Reconnaissance optique des caractères' dont le but est de transformer les images balayées en texte. L'apprentissage du processus et l'exécution de la tâche prirent trois mois, car les photocopies que j'avais faites du dictionnaire de Rodrigue contenaient beaucoup d'impuretés ou petites taches. Comme le ROC essaye de transformer toutes les marques de la photocopie en lettres ou en chiffres, il y avait arrêt du processus sur chaque saleté, ce qui demandait mon intervention pour reconstituer ou rejeter chaque mot ou chiffre. Je m'initiais à la généalogie, c'est-à-dire  à la patience extrême. Cette tâche ardue et monotone fut pénible, mais je me disais que c'était sûrement le pire et que le reste serait du gâteau. Attendons…

Le début de mes recherches

Muni d'une copie du dictionnaire, je pris ma carte de membre à ma troisième visite à la SGCF. Ayant localisé dans les tablettes l'endroit où étaient placés les répertoires de Montréal, je constatai qu'ils occupaient deux tablettes de quatre pieds et c'est là que je fis mes débuts. Ce que j'ignorais à ce moment, c'est qu'il y avait environ 150 paroisses dans la Ville de Montréal et qu'un grand nombre de répertoires n'avaient pas été faits. Si j'avais appris cela à ce moment-là, j'aurais peut-être abandonné mon projet. Preuve que parfois l'ignorance sert la cause.

Je fis donc tous les répertoires de la ville de Montréal suivis de ceux de la ville de Québec et je décidai de poursuivre avec ceux du comté de Kamouraska. Lorsqu'il y avait cinq actes ou moins concernant les Dionne dans un répertoire, je les copiais à la main et je faisais une copie à 0.05$ pour les autres. Une fois à la maison, j'inscrivais mes nouvelles trouvailles dans l'ordinateur en deux endroits: dans le dictionnaire qui était sur traitement de texte et dans un logiciel de généalogie simple dont j'avais fait l'acquisition. Le dictionnaire qui occupait 277 pages dans mon traitement de texte au début, passa très rapidement les 300 puis les 400 pages.

Constatant la quantité impressionnante d'ajouts, mes recherches cessèrent d'être ponctuelles après une dizaine de visites et je décidai alors de consulter tous les répertoires de façon systématique. La SGCF offre à ses membres deux jours de recherches par semaine de 9:30 heures à 16:30 heures, ce qui me permettait de faire treize heures et demie par semaine sur deux jours en prenant 15 minutes pour le dîner, de 1995 à 1997.

La rencontre et la collaboration avec Alain

À ce rythme d'enfer, j'ai travaillé au moins douze heures par jour, sept jours par semaine, pendant trois ans et demi. Cette période me permit de vérifier tous les répertoires du Québec, de l'Ontario et des autres provinces canadiennes disponibles à la SGCF. J'étais rendu aux répertoires américains qui sont presque indéchiffrables, tellement les anglophones ont torturé nos noms francophones, lorsqu'un soir d'avril 1997, je reçu un appel d'un certain Alain Dionne.

Ce dernier cherchait depuis plusieurs années une personne capable d'inscrire sur ordinateur le fruit de ses propres recherches concernant les Dionne. N'étant pas un vrai généalogiste, je croyais que l'examen des volumes disponibles signifiait la fin des recherches possibles. C'est donc avec scepticisme que j'accueillis cette proposition en répondant que j'étais heureux d'avoir de l'aide, mais qu'elle arrivait un peu tard, car il ne me restait que quelques tablettes à faire à la SGCF. C'était sans compter sur les arguments qu'il employa. Sachant, comme je l'ai dit précédemment, que le code civil avait créé le poste de registraire de l'état civil le 1er janvier 1994, les mariages civils de même que l'accès aux registres religieux n'étaient plus disponibles aux chercheurs depuis cette date. Alain avait prévu ces changements et il avait parcouru plusieurs palais de justice de la province avant l'entrée en vigueur du nouveau code civil. J'acceptais donc de le rencontrer et ce fut le début d'une longue collaboration qui se transforma en amitié.

Ayant exigé de terminer mes propres recherches à la SGCF, il ne commença à m'alimenter que quelques semaines plus tard. Le dictionnaire passa alors rapidement de 450 à 500, à 600 puis à 700 pages. Les quatre années suivantes, c'est-à-dire de 1998 à 2001, je travaillais environ 70 heures par semaine à inscrire les Dionne que je trouvais en suivant ses conseils.

La transformation du dictionnaire

Le squelette, ou si vous voulez la base de la généalogie repose sur les répertoires de mariages qui nous donnent les noms des conjoints et ceux de leurs parents respectifs, la date exacte et le lieu du mariage. Les répertoires de mariages doivent donc être les premiers consultés pour établir la base des familles, mais il ne faut pas oublier qu'il existe aussi, en moins grand nombre bien entendu, des répertoires de naissances et de décès. Pour les répertoires de naissances, les parents sont toujours mentionnés alors que pour les décès, c'est ordinairement le conjoint, ou ses parents s'il n'a pas de conjoint.

Le dictionnaire de Rodrigue est uniquement un dictionnaire de mariages, c'est-à-dire que seuls les Dionne mariés y figurent. Lorsque je fis les recherches dans les répertoires de la SGCF, j'ai entré les répertoires de baptêmes, mariages et sépultures sans distinction. Lentement, le dictionnaire s'est transformé en dictionnaire complet, c'est-a-dire qu'il inclut tous les Dionne de même que les enfants morts en bas âge ainsi que les célibataires et les religieux/religieuses. Les répertoires ayant tous été consultés, je devais ensuite orienter mes recherches vers le Fonds Drouin.

Le Fonds Drouin

L'Institut généalogique Drouin fut pendant longtemps le plus important organisme faisant des recherches généalogiques au Québec. En 1938, ils entreprirent de microfilmer tous les registres religieux du Québec, de l'est de l'Ontario et de quelques paroisses de la Nouvelle-Angleterre sur 2238 microfilms. Ils créèrent aussi les dictionnaires de mariages appelés la Masculine et la Féminine, base de recherche incontournable en généalogie.

Les microfilms ont été faits par paroisse de l'ouverture des registres à l'année 1940 dans la plupart des cas. Étant seul dans cette recherche, je devais consulter les paroisses du Québec où s'étaient installés des Dionne. Alain a guidé mes recherches pendant les deux années suivantes dans ces microfilms. Son travail a consisté à trouver les paroisses où avaient vécu les Dionne et dont les répertoires n'avaient pas été faits. De plus, pour plusieurs vieilles paroisses, il a facilité les recherches en limitant la période. Pour ce faire, il fallait une connaissance des habitudes du temps, une connaissance approfondie des familles Dionne et sa prodigieuse mémoire. C'est ainsi que nous avons amassé tous les enfants ayant survécu ou non pour reconstituer les familles complètes. Ne pouvant changer le format du dictionnaire, c'est-à-dire la façon de présenter les informations, les dates de naissance et de décès de toutes les personnes mariées ne peuvent y être inscrites faute d'espace. À ce stage, les actes recueillis des personnes célibataires ou décédées en bas âge qui figuraient dans les répertoires ont été inscrits dans le dictionnaire, ce qui complétait les familles. Mais où inscrire les actes de naissances, baptêmes, décès et sépultures des Dionne mariés?

Un outil indispensable

Cette transformation exigeait l'aide d'un autre outil, un logiciel de généalogie dans lequel nous pouvions inscrire les dates, lieux de naissances et de décès de tous les membres d'une famille incluant ceux qui se sont mariés. Un tel logiciel nous permet d'inscrire aussi les avis de décès ainsi que les notes importantes comme les lieux de résidence et les mentions de lieux lors d'un événement. Le premier logiciel dont j'ai parlé précédemment ne répondait plus à nos besoins. En 2001, pour remplacer celui dont je me servais depuis plus de six ans, j'ai donc fait l'achat d'un nouveau logiciel français très performant mais aussi beaucoup plus difficile à maîtriser. C'est un membre de la SGCF qui m'a fait connaître ce merveilleux produit appelé GÉNÉATIQUE. Assis à la même table en face de moi avec son ordinateur, je le voyais travailler sur de beaux graphiques en couleurs alors que les autres travaillaient avec du texte seulement. Étant visuel, je fus frappé par la façon de représenter les familles et il se fit un plaisir de me faire une démonstration. J'ai donc noté les coordonnées de la compagnie et en fis l'acquisition par téléphone.

Le phénomène de la revanche des berceaux 

Les moyens de contraception n'existant pratiquement pas pour nos ancêtres, la plupart des familles ajoutaient un membre en moyenne tous les 18 mois. Une femme subissait en moyenne plus d'une dizaine d'accouchements dans sa vie. La mortalité infantile étant aussi très élevée, l'inscription des dates de naissances et de décès nous aide à distinguer les membres d'une même famille qui ont survécu de ceux décédés en bas âge et qui ont porté les mêmes prénoms. Il n'était pas rare que les parents ayant perdu un  enfant en bas âge donnent les mêmes prénoms à l'enfant  suivant du même sexe. Comme généalogiste, nous devons distinguer l'enfant qui est décédé en bas âge de celui qui porte le même prénom, qui a survécu et qui, dans la majorité des cas s'est marié. Il est fréquent de trouver le décès d'un enfant sans que l'on ait trouvé son baptême. L'âge du défunt étant indiqué, nous pouvons donc inscrire sa date de naissance approximative sans en avoir trouvé la date exacte. Dans un tel cas, nous devons faire de nouvelles recherches dans les registres microfilmés du Fonds Drouin. Souvent le nom a été mal inscrit ou oublié dans l'index annuel du répertoire.

Les naissances inscrites dans les registres aux baptêmes des enfants se faisaient souvent dans des paroisses voisines du lieu de résidence des parents pour de multiples raisons. La mère allait souvent accoucher chez des parents ou des amis où elle pouvait avoir de l'aide. Le Québec comptait environ 2000 paroisses catholiques mais plusieurs régions n'ont jamais eu de Dionne, les familles souches ayant tendance à se grouper pour développer une région. Des exceptions confirment toujours la règle et ces dernières compliquent la vie des généalogistes.

Lorsque le délai entre les naissances dépasse deux ou trois ans, nous nous doutons qu'un ou plusieurs baptêmes ont été faits dans d'autres paroisses et le problème consiste à les trouver. Lorsqu'un intervalle de temps est inférieur à neuf mois entre deux naissances, l'une ou les deux dates sont erronées. Vérifier ces choses s'appelle la conciliation. Cette étape du travail nous mène vers l'année 2004 et la venue graduelle d'Internet.

La variété des sources d'information 

La consultation des répertoires et le Fonds Drouin étant terminés pour le Québec, nous nous sommes lancés à la recherche des répertoires de Dionne de l'Ontario et des autres provinces canadiennes ayant été microfilmés. Hors Québec, la tâche est beaucoup plus difficile et impossible à compléter, les sources d'information étant considérablement moins nombreuses. Les paroisses hors Québec dont les registres ont été microfilmés sont très difficiles à lire pour différentes raisons: soit que les actes sont mal écrits, écrits en anglais ou même en latin, incomplets, qu'ils ont plusieurs  années absentes, soit tout simplement sans index annuel obligeant à une vérification acte par acte et page par page.

Depuis 2004, de nouveaux sites Internet apparaissent régulièrement sur nos écrans d'ordinateur. 'Ancestry.com' le plus grand et le plus dynamique de ces sites, évolue rapidement et nous fournit de nouveaux outils et de nouveaux liens vers d'autres sites plus ou moins utiles. Pour les deux auteurs, la synchronisation des événements ne pouvait pas se produire de meilleure façon.

De nouvelles bases de données telles les recensements américains de 1890, 1900, 1910, 1920 et le plus important, celui de 1930, qui comprend 1953 entrées  Dionne, nous ont permis de suivre le déplacement d'environ un tiers des familles du Québec principalement vers les états de la Nouvelle-Angleterre, mais aussi ailleurs aux États-Unis.

Puis les recensements canadiens de 1901 et 1911 nous ont permis de suivre les familles qui ont migré vers l'Ouest canadien. Les archives du Nouveau-Brunswick ont dévoilé les mariages de 1800 à 1959, les naissances de 1886 à 1924 et les décès de 1891 à 1960.

Des documents partiels sur plus d'une vingtaine d'états américains ont été rendus publics sur Internet. Dans les mois qui suivirent mon entrée sur Internet en 2003 apparurent quelques listes partielles de mariages, de naissances et décès de quelques états américains. C'est alors que j'ai créé des outils consistant en des tableaux groupant les Dionne par familles ou par lieux de résidence. Plusieurs de ces documents ont plus de 50 pages. Ces nouveaux outils sur les naissances, les mariages et les décès, ont permis à Alain de suivre les déplacements et de rassembler la majorité des familles formées avant 1930 tant aux États Unis que dans les autres provinces canadiennes.

Les parents nés avant 1930 inscrits, ce fut ensuite les avis de décès publiés dans les journaux qui nous ont permis de pousser nos recherches encore plus loin.

Les avis de décès anciens et nouveaux sont des sources d'information précieuses sur les personnes survivantes. Outre les noms de ceux qui sont laissés dans le deuil, on y trouve souvent leur/s conjoint/s et lieux de résidences.  Ils nous permettent dans certains cas de retrouver à l'aide d'Internet les numéros de téléphone et d'appeler ces gens. Ceux qui veulent bien collaborer nous donnent quelquefois des informations qu'il nous serait impossible  d'obtenir autrement.

Pour cet exercice, au Québec, la collaboration dépasse 90% mais hors Québec, la proportion tombe à environ un sur quatre, sans compter que les avis de décès hors Québec sont plus difficiles à obtenir.

La perspicacité d'Alain.

Jusqu'ici, nous n'avons parlé que de registres religieux, mais il ne faut pas oublier que dans les années 1960, la société québécoise a connu une forte évolution que l'on a appelé la Révolution tranquille et qui se manifestait aussi par  une certaine libéralisation sexuelle.

Les mœurs se sont affranchies du carcan religieux, les divorces et les séparations se sont multipliés avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Les mariages civils sont devenus fréquents, la religion catholique permettant rarement la dissolution du mariage religieux.

Au début des années 1990, le gouvernement du Québec a informé la population que le Code civil du Québec, qui datait du temps de Napoléon 1er serait révisé et que le nouveau Code civil, prévoyant un registraire de l'état civil, entrerait en vigueur le 1er janvier 1994.

Depuis cette date, le registraire de l'état civil est devenu le seul organisme habilité à enregistrer les actes au Québec, obligeant tous les hôpitaux à déclarer les naissances et les décès et tous les lieux de culte à déclarer les mariages religieux. Il va sans dire que le registraire s'occupe aussi des mariages civils. À partir du 1er janvier 1994, il devint interdit de consulter les actes religieux et l'état a même interdit aux généalogistes de faire des répertoires. Toutefois, le législateur a permis aux généalogistes de terminer le travail commencé, permettant à ces derniers de publier dans les années subséquentes le résultat d'un travail qui s'échelonne souvent sur plusieurs années. Était-ce la fin de la généalogie au Québec?

Comme dans toutes choses, il faut souvent livrer bataille pour faire changer les lois. C'est ce qu'ont fait toutes les sociétés de généalogie du Québec qui sont regroupées sous une fédération. Jusqu'à maintenant, de petites victoires ont été gagnées et la lutte continue.

Informé des changements à venir au début des années 1990, Alain a commencé à faire la tournée des palais de justice du Québec dans le but de compiler les mariages civils. Pendant trois ans, il consacra ses vacances à cette pénible tâche, copiant à la main sur un bout de comptoir, souvent par grandes chaleurs, ces mariages dont la majorité succédaient aux mariages religieux. Ce geste a été un apport indispensable pour compléter et filier un très grand nombre de familles du Québec.

Une aide inespérée

En 2002, le frère Gérard Dionne, fils de Charles Dionne et Florence Dumais, alors secrétaire et archiviste de l'association, trouva dans les archives de l'association, l'adresse d'un généalogiste américain, Siméon Dionne, domicilié à Chicago dans l'état de l’Illinois. Il eut l'amabilité de m'informer de sa trouvaille. Après quelques échanges téléphoniques avec Siméon, ce dernier me fit parvenir le fruit de ses années de recherches sur sa famille immédiate et sa lignée généalogique. Mais ce qu'il y avait de plus important et qui fut pour nous la découverte d'un trésor généalogique  inestimable, était la photocopie de renseignements fournis par 229 familles américaines qui avaient accepté de répondre à un questionnaire d'une autre généalogiste, Orella Dionne-Moore, fille d’Israël Dionne et de Rose Eriau, un couple marié dans l'état du Wisconsin en 1911. Orella et son mari, Benjamin Moore, ont vécu à Menominee, une petite ville sur la rive ouest du lac Michigan.

C'est là qu'Orella organisa une grande rencontre de Dionne à Marinette, ville jumelle de Menominee, en 1991. Pour préparer cette grande rencontre, elle avait préalablement posté ce questionnaire à un grand nombre de familles américaines dont environ 250 lui ont répondu. Elle avait, par ce fait, constitué une banque de données des plus précieuses qui malheureusement a été détruite dans l'incendie de sa maison alors qu'elle était en visite chez des membres de sa famille à Marinette l'année suivante. J'ai appris des membres de sa famille que Orella faisait de la généalogie depuis longtemps. Tout son travail a été perdu dans l'incendie de sa maison sauf, et là est toute l'importance pour le dictionnaire, sauf dis-je bien, ce fameux document de 229 pages que Siméon Dionne a retrouvé dans une bibliothèque de Chicago, à 415 milles (668 kilomètres) au sud de Menominee, sur la rive ouest du lac Michigan. Cette catastrophe personnelle l'a-t-elle affecté au point d'avoir précipité son décès survenu le 2 janvier 1992 à San Joaquin, dans le comté de Fresno en Californie? Nous ne pouvons le dire.

Ce document et la venue d'internet ont été la 1ère bougie d'allumage pour commencer la conquête des Dionne américains. Le moment était venu pour nous de pousser nos recherches vers un horizon très difficile à explorer.

L'apport de Claudette Dionne

Claudette Dionne, généalogiste de l'association de 1994-95 à 2001-02 a succédé à Alain Dionne qui avait occupé ce poste de 1988-89 à 1992-93. Lorsque j'ai succédé à Claudette en 2002-03, Claudette et Alain ont continué à faire de la généalogie leur passion.

Lorsque les recensements américains nous sont devenus accessibles, une grande partie du travail de recherche dans les archives américaines a été fait par Claudette. Ce travail étant trop long pour Alain et moi, Claudette nous a permis de reconstituer la migration des familles américaines. C'est grâce à son dévouement et à sa grande patience que nous avons retracé ces familles. Elle a travaillé sur le Nouveau-Brunswick, l'Ontario, tous les états de la Nouvelle-Angleterre ainsi que sur les recensements américains dont celui de 1930, qui comprend 1953 entrées. Elle a recueilli les 1330 naissances du Massachusetts, les 1083 naissances du Maine et fait beaucoup d'autres tâches dont la liste serait trop longue ici, tâches qu'elle seule pouvait mener à bien, nous libérant Alain et moi pour d'autres besognes. Considérant que la grande majorité des Dionne qui se sont répandus sur tout le territoire américain ont eu des ancêtres qui ont d'abord habité la Nouvelle-Angleterre, ces actes ont constitué la base sur laquelle nous devions travailler pour poursuivre le travail jusqu'à la période contemporaine. Ce ne fut pas facile et sans les efforts incessants d'Alain, tout serait terminé depuis longtemps.

La grande migration

La grande migration de francophones du Québec eut lieu entre 1880 et 1920. À cette époque, beaucoup ne savaient ni lire ni écrire, étaient très pauvres et avaient de nombreuses familles. Les terres cultivables du Québec étant toutes occupées, ces pauvres familles se sont tournées vers l'industrialisation de la Nouvelle-Angleterre pour gagner leur vie. C'est ainsi que l'on voit des concentrations de francophones dans des villes comme Lewiston, Skowhegan et Fort Fairfield au Maine; Manchester, Nashua, Salem et Laconia au New Hampshire; Boston, Fall River, Salem et Lowell au Massachusetts ainsi que Central Falls, Providence et Woonsocket au Rhode Island, pour n'en nommer que quelques-unes.

La plupart des familles qui ont été attirées par l'industrialisation, ont travaillé dans les filatures qui employaient souvent tous les bras disponibles, enfants comme parents.

L'existence n'était pas facile pour ceux qui se sont exilés. Travailler aux champs avec les moyens rudimentaires du temps ou faire des gestes répétitifs à grande vitesse sur des machines ne sont sûrement pas des tâches très valorisant pour l'être humain, mais ce travail leur permettait tout de même de gagner leur vie. Chaque période de la vie apporte son lot de difficultés ou ses bons moments, car tout est relatif.

Beaucoup de ces gens qui se sont exilés ont vécu avec des parents dans le même logement ou en chambre avec des étrangers francophones du Québec. Dans cette période, on constate que beaucoup de grandes familles se sont divisées, quelques enfants partant pour la Nouvelle-Angleterre alors que les autres demeuraient au Québec pour cultiver la terre familiale.

Cet exode a permis la fondation de plusieurs paroisses catholiques en Nouvelle-Angleterre. Certaines avaient des prêtres anglophones et les inscriptions dans leurs registre ont été considérablement modifiées. Lorsque les noms n'étaient pas tout simplement anglicisés, on les inscrivait au son. Comme l'instruction des ministres du culte était aussi de piètre qualité, vous ne pouvez vous imaginer comment les généalogistes doivent faire preuve d'imagination pour retrouver les noms originaux.

Il y a aussi un autre phénomène non négligeable qui vient compliquer notre tâche. Vous savez sûrement que les francophones du Québec avaient, dans la très grande majorité des cas, au moins deux prénoms. Lorsque le prénom usuel causait des difficultés de prononciation anglaise, la personne décidait souvent d'utiliser son autre prénom. Un prénom au Québec, un autre aux États-Unis. Pour retracer plus facilement ces gens, nous avions eu la bonne idée de noter tous les prénoms reçus à la naissance. Ceci s'est avéré une très bonne décision plusieurs années plus tard dans la recherche des Dionne américains.

Les inscriptions au Québec vs les inscriptions hors Québec.

Au Québec, après le mariage  généralement, l'épouse conserve son nom de fille, c'est-à-dire le nom de famille de son père. La majorité des Québécois n'inscrivent qu'un seul prénom avant leur nom de famille. Ainsi, lors d'un événement familial comme un décès, le nom des épouses est leur nom de fille. C'est le système français.

Hors Québec, tant au Canada qu'aux États-Unis, l'épouse perd son nom de fille dès le mariage. Elle devient automatiquement madame Dionne. C'est ce qui fait que dans le dictionnaire, nous n'avons quelquefois que le prénom des épouses. Par contre, dans les avis de décès, les noms des conjoints et/ou des époux nous sont souvent révélés pour les filles Dionne mariées. Un problème surgit lorsque l'épouse d'un Dionne a eu un autre époux. Dans ces cas, elle porte deux noms qui sont habituellement ceux de ses époux, mais quelque- fois, un de ces derniers peut être celui de son père.

Pour les dates, le Québec les inscrit sous le format de jour, mois, année alors que hors Québec, le système anglais s'applique et le format est mois, jour, année.

Toutefois, les généalogistes doivent porter une attention spéciale au format des dates, car plusieurs paroisses francophones de la Nouvelle-Angleterre ont aussi inscrit leur date dans le format du Québec.

De plus, il n'y a aucune convention pour inscrire des dates dans un répertoire, ce qui fait que l'on y rencontre aussi la forme année, mois, jour.

Conclusion

Pour réaliser ce travail, les auteurs ont donc consulté tous les répertoires disponibles canadiens et américains, tous les registres de paroisses où nous pouvions douter qu'il y ait présence de Dionne dans les microfilms du Fonds Drouin et tous les sites Internet contenant des Dionne.

Nous avons recueilli tous les recensements canadiens et américains disponibles dans les bases de données de 'Ancestry.com'. Nous avons fait des dizaines de téléphones partout en Amérique du Nord et recueilli tous les avis de décès que nous avons pu trouver.

Nous avons eu l'aide de très nombreux collaborateurs et collaboratrices et nous avons aussi aidé de nombreux Dionne à retracer leurs ancêtres. Nous avons laissé tous les noms que nous avons recueillis même si cela fait en sorte que l'ouvrage en paraît imparfait. Comme nous ne savons pas qui consultera ce dictionnaire dans l'avenir, nous avons jugé préférable de laisser toutes les personnes trouvées même si elles ne sont pas liées à leurs ancêtres.

Le but premier des deux auteurs a été la filiation du plus grand nombre de personnes, c'est-à-dire l'attachement à notre grand ancêtre Antoine et à son épouse Catherine Ivory. Des efforts considérables ont été faits par Alain dans ce but. Compléter les informations familiales est venu au second rang.

Après la publication, j'ai l'intention de poursuivre les recherches, mais à temps perdu. Internet va certainement permettre la poursuite de l'œuvre si la santé me le permet, car ce mode de communication en est encore à ses premiers pas dans le domaine de la  généalogie. Plusieurs registres civils n'ont pas encore été numérisés faute de temps et de moyens financiers. La clef de beaucoup de problèmes généalogiques ne nous est pas encore dévoilée.

La relève

Un travail de cette ampleur mérite une suite. Dans ce deuxième dictionnaire des Dionne d'Amérique, les auteurs ont réussi à filier 95% des Dionne recueillis. Considérant les pièges et les erreurs qu'ont à affronter les généalogistes, c'est là une réussite remarquable.

Les développements futurs de la généalogie sur Internet par la publication des registres d'états américains et la disponibilité de tous les journaux d'Amérique qui permettent l'accès aux avis de décès, et la poursuite des recherches intensives sur une quinzaine d'années permettraient d'approcher la perfection concernant les filiations.

Alain ne voulant pas poursuivre le travail après moi, je suis donc à la recherche d'une personne qui voudrait bien prendre la relève. Dans des conditions idéales, je devrai l'introduire à la façon dont j'ai procédé pour classer mes très nombreux documents sur traitement de texte. Dans un deuxième temps, elle devra utiliser le même logiciel de généalogie et en faire un apprentissage minimal. Ce dernier contient une foule d'informations indispensables pour poursuivre l'œuvre, entre autres toutes les dates de naissances et de décès recueillis pour les personnes mariées et qui ne peuvent être inscrites dans le dictionnaire dans son format actuel. J'ai un jour rêvé de refaire le tout dans un autre format qui permettrait de tout inscrire, mais je laisserai cela au hasard. Je fais donc un appel à tous afin que la relève se manifeste alors qu'il en est encore temps.

Je ne peux conclure cette histoire sans remercier sincèrement tous ceux qui nous ont aidés, Alain et moi durant ces quelques 25 années de recherches dans le cas d'Alain et durant la quinzaine d'années que j'y ai consacrées.

Une mention spéciale doit être accordée à Claudette pour son travail inlassable dans les dossiers très difficiles qu'elle a traités. C'est le travail acharné et la cohésion extraordinaire de trois personnes qui ont permis le résultat obtenu.

L'œuvre et sa disponibilité

Le dictionnaire comprendra plus de 1200 pages et plus de 10,000 familles Dionne dont, comme je l'ai mentionné précédemment, plus de 95% sont filiées c'est-à-dire que toutes les générations sont reliées à nos ancêtres communs, Antoine et Catherine Ivory. Une section à la fin sera réservée à une courte biographie de ceux qui se sont illustrés. Une section comprendra les noms complets des abréviations utilisées faute d'espace. Puis il y aura un index des épouses pour permettre la recherche d'un Dionne par le nom de l'épouse. Et peut-être quelques petites surprises que je me réserve.

Le dictionnaire sera disponible en 2011, année du 25e anniversaire de fondation de l'association si la santé me le permet. Sous quelle forme? Sûrement sous la forme d'un ou deux volumes.

Les auteurs, soucieux de protéger leur propriété intellectuelle, rejettent pour le moment la forme d'un CD, ce dernier étant trop facile à copier avec la technologie actuelle. L'œuvre sera donc imprimée, par un imprimeur si le nombre le justifie, autrement j'en ferai des copies personnalisées. Cette méthode me permettra une mise à jour continuelle si j'en ai la possibilité et les copies subséquentes seront un peu plus complètes. Je demande donc à l'association de faire un appel aux intéressés à se procurer notre dictionnaire afin de compiler une liste. Leur nombre déterminera la façon de publier l'œuvre.

Nous n'avons pas fait ce travail avec l'espoir de faire des profits, mais nous l'avons fait comme passe-temps, par amour de la généalogie et surtout et avant tout pour permettre aux familles Dionne de conserver leurs racines le plus longtemps possible. Le prix sera donc le plus bas possible, mais nous savons très bien que ces ouvrages sont destinés à un très petit nombre d'intéressés. Nous ne serons donc pas déçus d'une faible diffusion car nous n'entretenons aucun objectif précis. Avec une telle attitude, chaque vente sera donc un bonus.

 
 

 

 
 

Jacques Dionne, Dollard-des-Ormeaux, Québec, E-mail: j.dionne.poly62@sympatico.ca