PARCOURS DE VIE

 

 

Fille de Georges Dionne et de Laure-Anna Morissette, je suis née le 27 décembre 1943 à Cap-de-la-Madeleine, première enfant d’une famille de sept. J’ai vécu une enfance heureuse sur les bords de la rivière Saint-Maurice en compagnie de mes frères avec lesquels j’ai partagé beaucoup de jeux. Les membres de ma famille élargie, oncles et tantes, (16 du côté paternel et 12 du côté maternel) se réunissaient à chaque occasion et j’ai développé très jeune un fort sentiment de l’importance des liens familiaux.

Au printemps de mes 14 ans, mes parents ont acheté l’épicerie de mon grand-père maternel. Tout en poursuivant mes études, j’aidais mes parents dans tous mes moments libres. C’est à travers ce travail et d’autres occasions semblables que j’ai acquis des valeurs d’entraide et de partage.

 
 

Après la fin de ma 11ème année en Sciences et Lettres, j’ai travaillé 4 ans comme commis à l’épicerie familiale tout en suivant des cours d’anglais et je suis devenue membre de la J.O.C. locale. J’aurais aimé devenir infirmière auxiliaire mais le cours n’existait pas à cette époque. J’apprécie tout particulièrement les personnes âgées et les enfants.

En avril 1965, je quitte Cap-de-la-Madeleine pour Montréal où je travaillerai à l’oeuvre du Chaînon pendant 5 ans. Aidant les femmes et les fillettes en difficulté, cette oeuvre vit de dons de particuliers et se poursuit encore maintenant de la même manière. Ce fut pour moi un période extraordinaire qui m’a permis d’apprendre à faire confiance en la divine Providence; et cette leçon de vie m’est toujours restée.

D’avril 1970 à janvier 1973, je fus sacristine de Monseigneur Léo Blais à Saint-Léon de Westmount. C’est aussi à cette période que j’ai commencé à voyager dans divers pays; à chaque 3 ou 4 ans, il faut que je parte. Armée de ma caméra, j’aime découvrir l’architecture, l’environnement, faire des découvertes historiques et naturellement, j’apprécie le dépaysement. Les voyages constituent pour moi à la fois un besoin et une passion.

En octobre 1973, je suis devenue préposée aux bénéficiaires à la Maison Mère des Soeurs Grises tout en suivant mon cours en gérontologie. Puis, en 1979, j’ai appris le métier de boucher, pour lequel j’ai un diplôme, et j’ai travaillé quelques années dans ce domaine. De 1985 à 2004, je fus caissière à la cafétéria du Collège Brébeuf, au service des Pères Jésuites et des jeunes. La firme qui m’employait ayant perdu le contrat, j’ai terminé mon service actif sur le marché du travail en effectuant des démonstrations culinaires de 2005 à 2009. Et je commence cette année ma vie de retraitée.

Le bénévolat a aussi toujours fait partie de ma vie et a toujours occupé une partie importante de mon temps. Au plan communautaire, j’ai été bénévole pendant 25 ans au Chaînon, 10 ans au Tour de l’Île, et maintenant encore à la boutique de l’Hôpital Notre- Dame de Montréal. Mon intérêt pour la généalogie remonte lui aussi à plusieurs années. Comme la famille est importante pour moi, j’ai un jour eu la curiosité de vouloir connaître les noms des premiers Dionne de ma lignée. J’ai donc préparé la généalogie de ma famille. J’ai par la suite suivi des cours à la Société de Généalogie Canadienne Française (SGCF) de 1975 à 1977 et j’en suis devenue membre à cette époque. Depuis le rassemblement de 1992 à Montréal, je suis membre de l’Association des Dionne d’Amérique. En février 1993, M. Alain Dionne m’a demandé de l’aider dans sa cueillette de données au Palais de Justice de Montréal. Cela continue encore chaque semaine ou presque. Dès cette période, je fus membre du C.A. de l’association, de l’été 1993 jusqu’en 2002. Ma fonction principale fut généalogiste, soit de répondre à toute demande de renseignements provenant des membres ou du public et de constituer des arbres généalogiques; j’ai aussi effectué un gros travail de recherche, touchant plus précisément les 5 premières lignées des Dionne. J’aide encore M. Jacques Dionne dans des recherches spécifiques pour le nouveau dictionnaire des Dionne sur lequel il travaille.

Voici, en bref, une idée de mon parcours de vie. Je suis fière d’avoir réussi à mener une vie active, autonome et impliquée auprès d’individus et de collectivités. Et soyez assurés que la retraite ne changera ni mon approche ni ma façon de faire.